Ecologie, productivisme, capitalisme et stratégie

Safran

Ce texte est une formation sur l’écologie donné au weekend pour changer le monde du NPA jeune en juin 2017 à l’ENS. Il s’agit de simples notes et non d’un texte rédigé. Il est en parti inspiré de précédents topos comme celui de Julien Varlin ou d’autres camarades du NPA, voir les sources à la fin de l’article.

 

 

  • Crise écologique (ou plutôt crise du capitalisme !)

 

Constats et listes de problèmes écologiques. On ne s’attarde pas dessus.

Multitude de problèmes locaux et globaux. Exemples :

pollution de l’air dans les grandes agglomérations,

-une industrie rejette des polluants dans une rivière,

-des pesticides polluent une nappe phréatique,

évènements météorologiques extrêmes favorisé par le dérèglement climatique,

-accident nucléaire (Fukushima)

disparition des espèces (100 par jour, 6ème extinction massive). Le déclin de la biodiversité  que nous connaissons actuellement, les biologistes l’appellent la « sixième vague d’extinction » du vivant. Elle est plus rapide que la précédente, qui correspond à la disparition des dinosaures, il y a soixante millions d’années.
Concerne l’humanité aussi, par ex de la pollinisation par les abeilles. -> Problème pour l’agriculture.

Acidification des océans (menaces pour espères marines). Perturbation cycles azote et phosphore.

Destruction couche d’ozone (en parti résolu par réglementation car capitalistes avaient trouvé une solution de remplacement).

Baisse de la productivité agricole dans certaines régions tropicale et en Afrique subsaharienne

-La dégradation et la surexploitation des réserves en eau – actuellement, 25% des cours d’eau n’arrivent plus jusqu’à la mer du fait des captages trop importants, notamment pour l’agriculture irriguée
-Le problème le plus global et important :

Réchauffement climatique due au CO2 (et aux gaz à effet de serre) à partir de la révolution industrielle.
5ème rapport du GIEC depuis le premier en 1990, ça empire depuis 30 ans, les émissions s’accélèrent…
Les émissions elle-même sont polluantes et en plus le réchauffement implique :

dérèglement climatique, plus de tempêtes, d’inondations et sècheresses… Plus de maladies, problèmes agricole…

Hausse du niveau des océans (de un à 2 mètres d’ici 300 ans inéluctable, trop tard…) . Les conséquences sociales de hausses du niveau des océans sont énormes et engendrent des réfugiés climatiques. En effet 10 millions d’Egyptiens vivent au-dessous d’un mètre d’altitude, 15 millions de Bengalis, une trentaine de millions de Chinois et d’Indiens, quelque vingt millions de Vietnamiens… Sans compter toutes les grandes villes installées dans les régions côtières : Londres, New York, San Francisco.

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  • La fautes à qui ? Quelles inégalités ?

 

  • 1. Inégalité Nord/Sud, écologie et impérialisme

 

Une question incontournable lorsqu’on parle d’écologie est celle de la « justice climatique ». Les pays dis du sud ou en voie de développement sont souvent les premières victimes du changement climatique et des dégâts écologiques (augmentation du niveau de la mer et millions de réfugiés climatique, pollution et déchets déversés chez eux par les pays du Nord, catastrophes naturelles, …) et cela alors même que les pays du Nord sont les principaux responsables du réchauffement climatique (3/4  de l’excès de CO2 depuis révolution industrielle provient des vieux pays capitalistes !) et les principaux consommateurs des marchandises polluantes et génératrice de déchet. Pour illustrer :

-Certes la Chine est le 1er  pays émetteur de CO2 et a dépassé les USA en 2006. Mais par rapport au nombre d’habitants : 71ème.  Les Etats-Unis (et l’Union européenne) sont loin devant. Un tiers des émissions de la Chine sont dues à l’exportation souvent destinées aux pays riches, avec beaucoup d’entreprises occidentales. Peut-on les compter comme « CO2 chinois » ?

-Exemple de la gestion des déchets par les pays pauvres. Ce serait cynique de pointer du doigt l’Inde ou la Cote d’Ivoire, mauvaise note « gestion des déchets », alors que c’est le capitalisme qui en fait la poubelle mondiale. C’est justement parce qu’ils n’ont pas moyens d’imposer normes de protection santé/environnement que pas cher pour patrons occidentaux d’y envoyer déchets.

->En 2006, des ivoiriens se révoltent suite à des intoxications par des déchets toxiques.
déchets apportés en Côte d’Ivoire par un vieux navire (Probo Koala) sous pavillon Panama, propriété d’armateurs grecs et affrété par une société française dont le siège est en Suisse… (Trafigura).

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  • 2. Ecologie et classe sociale

 

Dans chaque pays, qui ? Quelles classes sociales ? Race, genre, classe ?

-Inégalités sociales :

On entend souvent dire que les pauvres sont moins écolo, car ils consomment moins bio, sont moins sensibilisés aux questions environnementales et feraient moins de geste « éco-citoyen » au quotidien. Si certaines choses peuvent être vrai et expliqué en partie par des problèmes économique, les classes populaires polluent moins que les riches.

L’empreinte écologique augmente avec le revenu. (L’empreinte écologique est un indicateur et un mode d’évaluation environnementale qui comptabilise la pression exercée par les hommes envers les ressources naturelles et les « services écologiques » fournis par la nature. Wiki)

7% de la population mondiale (la plus riche) sont responsables de 50% des émissions polluantes,
alors que la moitié la plus pauvre de la planète n’émet que 7% des gaz polluants.

Selon une étude canadienne les plus riches consomment 2 fois plus de ressources que les plus pauvres.

On entend souvent « un Français consomme tant de terrains de foot », mais quel français ?
Celui qui vit dans un 20 m² ou Bernard Arnault qui a un hotel particulier de 100 x 20 m² à Paris ?

On voit aussi que la sensibilisation aux questions environnementale a moins d’impact sur la quantité de CO2 consommé que la classe sociale. Mieux vaut être prolo que bobo pour polluer moins…

« Plus sensibilisé » par rapport à « moins sensibilisé » : Différence de 692 kg CO2 / an

Ouvrier par rapport à Cadre supérieur : Différence de 1752 kg CO2 / an

Foyer d’une personne par rapport à foyer de 2 personnes : Différence de 3592 kg CO2 / an

-Inégalités raciales :

Inégalités de classe mais aussi raciale. Je m’appuierai ici sur le sociologue Razmig Keucheyan :

« Le concept de « racisme environnemental » est né aux États-Unis au début des années 80 dans le cadre du mouvement pour la justice environnementale, qui est une bifurcation tardive du mouvement des droits civiques (pour l’égalité des droits entre Noirs et Blancs, ndlr). Les animateurs de ce mouvement s’aperçoivent que les entreprises privées et l’État ont tendance à stocker les déchets toxiques à proximité de quartiers noirs. Et à protéger les catégories sociales les plus favorisées, les blancs en particulier, des nuisances environnementales. Le concept de racisme environnemental permet de penser ensemble discriminations racistes et questions environnementales. »

«  L’ouragan Katrina a été une expression extrêmement visible, y compris médiatiquement, du racisme environnemental. Les personnes âgées et les Noirs, issus majoritairement des classes populaires, ont particulièrement souffert au moment où l’ouragan a frappé, mais aussi dans la durée. Comme le montre Naomi Klein dans La Stratégie du choc, Katrina a été l’occasion pour la municipalité de gentrifier le centre-ville, et d’empêcher le retour des populations noires pauvres. »

«  Mais ces problèmes existent aussi en France sous des dénominations différentes. Par exemple, j’évoque dans le livre le cas du saturnisme, lié aux peintures dans les logements anciens dégradés qui ont souvent été habités par des immigrés africains subsahariens. Une étude statistique de 2012 sur la justice spatiale en France révèle également que si la population étrangère d’une ville augmente de 1 %, il y a 29 % de chances en plus pour qu’un incinérateur à déchets, émetteur de différents types de pollutions comme les dioxines, soit installé. Les incinérateurs ont donc tendance à se trouver à proximité de quartiers populaires ou d’immigration récente, car les populations qui s’y trouvent ont une capacité moindre à se défendre face à l’installation par les autorités de ce genre de nuisances environnementales. Ou parce que les autorités préfèrent préserver les catégories aisées ou blanches de ces nuisances. »

-Genre :

On pourrait voir après la classe et la race que les femmes font aussi parmi des premières victimes des problèmes environnementaux et sont souvent au premier rang des luttes écolo. (à développer). Évoquer l’éco féminisme.

 

  • 3. Question démographique (solutions malthusiennes)

 

Est-ce que les responsables seraient finalement les êtres humains de l’ensemble de l’humanité qui seraient trop nombreux/ses ? Cette question mise en avant par de nombreux réactionnaires est celle de la question démographique qui serait responsable de nombreux problèmes écologiques. La Terre serait « malade de l’humanité » comme dit James Lovelock. En effet on ne peut pas nier que les le nombre d’être humain sur terre est un facteur qui compte dans les questions environnementales. On peut voir que la courbe d’augmentation de la population est parallèle à celle de la consommation mondiale et celle des émissions de CO2. La question de la population n’est en effet pas à prendre à la légère. Nous savons que si toute la planète consommait autant qu’un américain les ressources de pétrole connues seraient épuisées en quelques semaines. A population constante un projet de société égalitaire implique donc forcément une remise en cause de notre modèle de production et de consommation et donc de remise en cause du capitalisme comme nous le verrons.

Mais à la place de remettre en cause le système, certains réactionnaires apportent une réponse dite malthusienne (une politique prônant la restriction démographique) et pointent ainsi la responsabilité des pays pauvres ou émergent dans cette augmentation. Cela ne tient évidemment pas compte de trois points importants (on a déjà vu les deux premiers) :

-ce sont les pays riches (les moins nombreux en population) qui sont les principaux responsables du réchauffement climatique par rapport aux pays pauvres (les plus nombreux),

-cela met sur un pied d’égalité tous les humains alors que les plus pauvres (qui sont les plus nombreux) sont ceux qui polluent pourtant le moins. 7% de la population mondiale sont responsables de 50% des émissions polluantes, alors que la moitié la plus pauvre de la planète n’émet que 7% des gaz polluants.

-Cela fait peser une responsabilité sur les femmes qui seraient responsables de cette forte augmentation de la population. Certains ultras réactionnaires en viennent même à évoquer des idées de politique antinataliste barbare aux conséquences sociales catastrophiques ou encore des « droits de procréer » échangeables, sur le modèle des « droits de polluer », voire même de stérilisation massive (Série Utopia).

Si la question de la population n’est pas à prendre à la légère nous devons donc évidemment exclure ces soit disant solutions malthusienne pour pointer du droits les vrais pollueurs (les pays du Nord et les riches) et surtout le vrai responsable : le système capitaliste.

Notre réponse à la question démographique est-elle sociale et féministe. Il s’agit d’engager et de poursuivre la transition démographique (qui diminue le nombre d’enfant par femme comme on le constate dans les pays riches) via :

l’augmentation du niveau de vie et l’amélioration des sécurités sociales permettant aux personnes âgées de vivre sans être dépendantes de leurs enfants

-le droit des femmes à disposer de leur corps via la généralisation du droit à la contraception et à l’avortement libre et gratuit dans le monde.

Seule ces deux méthodes sociale et féministe permettront de stabiliser la population dans le monde sans employer des solutions autoritaires, néolibérales et barbares.

En résumé comme le dit Tanuro : « Oui à la transition démographique, non à la diversion »

Il s’agit de focaliser la question sur les causes réelles et ne pas détourner la question sur cette question du nombre, même si elle a son importance.

Tanuro : « Or, ce n’est pas parce que nous sommes trop nombreux que 50% de la nourriture produite au niveau mondial ne finit jamais ni dans nos assiettes ni dans nos frigos.

Ce n’est pas parce que nous sommes trop nombreux que la part qui finit dans nos assiettes ou nos frigos y parvient après avoir franchi des milliers de kilomètres le plus souvent inutiles.

Ce n’est pas parce que nous sommes trop nombreux que cette part comporte de plus en plus de viande, notamment de viande de bœuf, alors qu’une alimentation trop carnée est mauvaise pour la santé.

Ce n’est pas parce que nous sommes trop nombreux que les firmes dépensent des fortunes en publicité pour faire naître artificiellement en nous des besoins de consommation aliénés, compensation misérable pour la pauvreté des relations humaines dans cette société.

Ce n’est pas parce que nous sommes trop nombreux que les entreprises rivalisent d’ingéniosité pour que les marchandises qu’elles nous vendent s’usent et tombent en panne de plus en plus vite et qu’elles ne soient pas réparables.

Ce n’est pas parce que nous sommes trop nombreux que les Etats dépensent des fortunes et gaspillent des masses de ressources en armement et en matériels de surveillance et de sécurité.

Ce n’est pas parce que nous sommes top nombreux, enfin, que les décideurs économiques et politiques, bien qu’ils soient parfaitement informés des dangers, refusent depuis un demi-siècle d’organiser sérieusement la transition vers un système énergétique basé exclusivement sur les renouvelables, qui suffisent amplement à satisfaire tous les besoins énergétiques de l’humanité. »

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Avant de conclure ce paragraphe sur qui polue, il faut savoir que 90 entreprises rejettent les 2/3 des GES  -> Il s’agit donc d’une responsabilité du système dans son ensemble et de son mode de production et non pas d’une responabilité individuelle.

-Conclusion : Plus que de trouver des pays ou des personnes coupables il s’agit de comprendre que c’est le système capitaliste qui est coupable et qu’il s’agit de changer de système et donc de mode de production et de consommation.

 

 

  • « L’impossible capitalisme vert »

    (Daniel Tanuro) « Pour sauver la planète sortons du capitalisme » (Hervé Kempf)

 

Nous allons expliquer en quoi il s’agit en fait d’une crise du capitalisme et non d’une crise écologique. Ce dérèglement est du à notre mode de production et non à la planète elle-même. Ce n’est pas une crise écologique mais une crise du capitalisme qui perturbe les relations entre l’humanité et la nature dont elle fait partie. Nous vivons dans un monde capitaliste et nous allons voir que ce sont ses méfaits qui sont responsables.

L’objectif est aussi de démonter des concepts comme le capitalisme vert et de remettre en cause des termes tels que Croissance verte ou Développement durable qui prétendent trouver une solution uniquement via des mécanismes de marché et la technologie sans sortir de ce système.

 

Il ne s’agit pas de dire qu’il n’y a jamais rien d’écolo actuellement dans le cadre du système. Des gouvernements font des réglementations écologistes (souvent après mouvements de contestation ou des catastrophes). Mais cela a des effets sur certaines pollutions, surtout locales et ne permet pas de résoudre le problème de fond qui est global.

Deux idées fondamentales permettent d’expliquer pourquoi le capitalisme ne peut pas répondre aux questions écologiques : la logique du profit et de la concurrence et le productivisme. Commençons passer en revue ce que génère cette logique du profit et de la concurrence.

 

  • 1. La logique du profit et de la concurrence

 

la logique du profit et de concurrence implique que les capitalistes préfèreront toujours leur profit individuel à court terme (quitte à aller dans le mur collectivement à terme) plutôt que des réponses durables collectives. C’est une question de survie pour eux. Si les réponses écologiques nuisent à leur compétitivité ils ne pourront survivre face à ceux qui ne se préoccupent pas de l’environnement. C’est pour cela que plutôt que de développer des règlementations contraignantes qui mettraient en difficulté les entreprises des pays qui les auraient adoptés par rapport aux autres pays, se développe une tentative de capitalisme vert qui est d’essayer de trouver certains secteurs rentables ou certaines niches qui permettraient de répondre à certains problèmes (plus ou moins) écologiques. Quitte à faire du GreenWashing (ou éco-blanchissement) c’est à dire une entreprise qui se donne une image écologique via la publicité (et quelques actions vitrines pseudo-écolo) alors qu’elle pollue par ailleurs. On verra surtout que pour palier à ce problème écologique, il y  a une tentative pour faire rentrer dans les logiques de marché l’environnement via des « permis à polluer » et d’entamer une capitalisation de la nature en attribuant des prix à des éco-systèmes ou autre.

Cette logique du profit est responsable :

économies sur mesures sécurité et environnementale (marée noires, navires-poubelles en sous effectif, construction de centrales nucléaires en zone sismique ou inondable, appareil industriel vieillissant)

-de la production et des transports désordonnés produisant une pollution totalement évitable. Exportations inutile. Différentes entreprises produisent les mêmes produits et sont en concurrence et ça génère des choses absurdes. Exemple : Chaque année, 60 000 tonnes de poulets sont vendues par les Pays-Bas au Royaume-Uni Et en même temps, le Royaume-Uni vend 30 000 tonnes de poulets aux Pays-Bas.

-Généralisation de la sous-traitance qui augmente les transports et précarise les travailleurs.

Délocalisation de la production (les marchandises font trois fois le tour de la terre avant d’être consommé, un jean qui peut parcourir jusqu’à 65 000 km avant d’être vendu). Il ne s’agit pas de dire que tout à 1OO% doit être local, mais une quantité massive et non négligeable de transport pourrait être évitée. Certains transports sont justifiés (coton n’est pas cultivable partout). Mais quand, pour reprendre l’ex du jean, le coton est filé en Turquie, teint en Bulgarie, toile soit tissée à Taiwan, et le jean est assemblé avec boutons en Tunisie… ce n’est que la logique du capitalisme, une logique absurde pour l’environnement, absurde pour les travailleurs (les marins ou les routiers pourraient avoir plus de vacances au lieu de faire ça) et surtout les travailleurs perdent le sens de leur travail (à la chaine et trop spécialisé), ne se réalisent plus dedans, sont extérieur à lui, sont dépossédé, dépersonnalisés (bref aliénés !).

Depuis les années 1990, la « mondialisation » s’est accélérée :
– Augmentation du total des exportations accélérée
– Pourtant, taux de croissance ralenti.

Même pour produire une quantité donnée de marchandises, toujours plus de kilomètres !

Permet de voir que la pollution (et GES) ne sont pas que le parallèle de la croissance (de la production), mais aussi et surtout de l’organisation de la production.

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-Question des flux tendu et des modes de transports. On limite les stocks au minimum et on flexibilise au maximum les transports pour répondre aux demandes individuelle de chaque entreprise pour être en flux tendu. Diminution des trains, du ferroutage et des bateaux au profit des camions qui polluent plus (Ainsi en Europe ces 30 dernières années, on a construit 1 200 km de routes / an  et supprimé 600 km de lignes de chemin de fer).

publicité (Par exemple : Région parisienne, les panneaux éclairés = conso électrique de plus de 100 000 personnes France : pub = 30 milliards €/an = plus que Justice (6) et Enseignement Supérieur Recherche (23) réunis)

obsolescence programmée et réparation. Seulement 20% des appareils en panne sont réparés. Cela permet qu’on rachète plus d’objets, et les entreprises rendent non réparables de nombreux objets (+ secret industriel). Les objets fabriqués par des concurrents ne sont pas toujours compatible entre eux. Appareils électriques jetés : réemploi ou réutilisation de pièces = 1 %.

Sous-investissement dans les énergies renouvelable car les capitalistes préfèrent exploiter jusqu’au bout les gisements de charbon et pétrole qui sont plus rentables à court terme. C’est plus rentable de brûler des énergies fossiles que le soleil a mis des millions d’années à condenser, plutôt qu’exploiter seulement le soleil. La question énergétique est centrale dans la lutte contre le réchauffement climatique.

On voit qu’une économie planifier, débarrassée du profit et de la concurrence et organisée rationnellement en fonction des besoins permettrait de régler un grand nombre de ces problèmes.

 

  • 2. Productivisme et consumérisme

 

Le productivisme :

la principale raison selon moi, qui est le fait que le capitalisme ne peut pas résoudre la crise écologique.

Définition. Wiki : « Apparu au début du XX e siècle, le productivisme est « un système d’organisation de la vie économique dans lequel la production est donnée comme objectif premier. Il ne doit pas être confondu avec la recherche de la productivité. »

Je rajouterai que le productivisme est un système économique dans lequel la production est donnée comme objectif premier pour d’autres raisons que celles de produire des valeurs d’usages utiles à l’ensemble de la population. Nous pourrions rajouter à cette dimension économique une dimension idéologique d’un système qui valorise le fait de produire.

Nous verrons que selon l’analyse Marxiste le capitalisme est donc un système productiviste, du point de vue de l’organisation économique qui cherche à produire toujours plus via l’accumulation de capital dans l’unique objectif de perpétuer le profit des capitalistes, ainsi que du point de vue de l’idéologie qui valorise en permanence la production et sacralise des indicateurs comme le PIB qui reflètent la santé du système.

Le NPA se définit anti-productiviste dans ce sens-là. Nous ne sommes pas contre un certain type d’augmentation de la productivité, mais pas n’importe lequel. Marx par exemple était opposé à la manufacture qui pour augmenter la productivité met en place une spécialisation à outrance des taches (qui contribuer à « hypertrophier » l’ouvrier qui ne comprend plus ce qu’il fait) mais était favorable à la grande industrie et pensait qu’un usage progressiste des machines est possible et peut servir aux humains de se décharger de certaines taches en augmentant la productivité (même si sous le capitalisme ça sert à licencier et qu’il est normal de se battre contre).

 

Pourquoi le capitalisme est productiviste ? Le capitalisme est obligé d’être en perpétuelle croissance pour ne pas être en crise, et ce indépendamment des besoins réels de la population. Sans croissance le capital ne peut plus se reproduire et s’accumuler, des capitalistes font faillite et ce sont les classes populaires qui payent la crise. C’est pour ça que les politiciens à la télé n’ont que le mot de croissance à la bouche.

Pourquoi être anti productiviste ?

-A cause du productivisme du capitalisme, les gains de productivité sont réinvesti dans l’appareil de production et non dans le temps libre. Ce n’est même pas une question de choix moral de la part des capitalistes ou de choix réfléchi (du genre un débat entre: plus de temps libre et moins de biens de consommation versus plus de biens de consommations et moins de temps libre) mais une question de survie à cause de la concurrence (cf formation marxiste). (Le « PIB par terrien » n’a fait quasiment qu’augmenter en permanence. En France, production par habitant a triplé depuis 1960 malgré l’apparition d’un chômage de masse et il faudrait travailler plus ?!). Problème c’est la répartition des richesses induite par le système capitaliste et non pas la production insuffisante de richesses.

-La croissance d’un modèle productiviste capitaliste engendre de la production matérielle de manière irrationnelle et de la pollution. Son objectif n’est pas de répondre aux besoins des populations. Il ne s’agit pas de critiquer toute croissance mais de critiquer la croissance pour la croissance. Il faut différencier selon les secteurs utiles et les secteurs inutiles.

Parenthèse sur l’URSS :

Le « socialisme réel » était productiviste ce qui ne veut pas dire que le socialisme l’est intrinsèquement. A l’époque ils ne se posaient pas ces questions écologiques qui n’étaient pas si importantes et urgentes que maintenant, mais l’URSS a tout de même contribué à d’énormes catastrophes écologiques (pollution, assèchement de la mer d’Aral, Tchernobyl, …). Qu’est ce qui explique ce productivisme et quel forme prenait-il ?

-Course à l’armement, la guerre froide, objectif de rattraper les états unis et de produire plus qu’eux

Bureaucratie, prime à la production (objectifs productions absurde ne visant pas que la production de valeur s’usage), les entreprises dirigés par des directeurs nommés par la bureaucratie devaient respecter le « plan » étaient incité par des primes individuelles proportionnelles au volume de matière utilisée. Ils avaient donc intérêt à bruler un maximum de charbon et à produire mes machines avec un maximum d’acier. A l’inverse les capitalistes ont intérêt pour faire plus de profit de consommer le moins de matière première dans leur usine. Mais ils ont intérêt à vendre beaucoup et doivent vendre toujours plus, que ce soit utile ou non à la société.

Ainsi la planification bureaucratique engendre un productivisme bureaucratique expliqué par les circonstances historiques et différent du productivisme capitaliste. Nous avions bien à faire à un système dont la production était l’objectif premier pour des raisons tout autre que la production de valeur d’usage utile à l’ensemble de la population. Ce productivisme n’en était pas moins nocif pour l’environnement… Il n’y a donc aucune raison de penser que le socialisme tel que nous le définissons est intrinsèquement productiviste.

 

Croissance vs Décroissance

Qu’est-ce que la décroissance ? La décroissance a pour but de faire décroitre ce PIB. (La décroissance est une nébuleuse politique mais n’est pas à proprement un projet de société global).

Pourquoi vouloir décroitre ?

On constate que les émissions mondiales de CO2 sont indexé sur le PIB.

 

De plus si la totalité de la planète consommait comme un nord-américain il n’y aurait plus de pétroles en quelques semaines et la planète n’aurait pas assez de ressources pour produire chaque année ce qu’il faudrait.

 

Il est cependant possible de décolérer production et pollution. Mais actuellement on fait le constat empirique que ce n’est pas suffisant. En effet nous assistons ces dernières années à :

-Réduction drastique de « l’intensité énergétique » (énergie nécessaire à la production)

-Réduction drastique de « l’intensité matérielle » (ressources consommées pour produire)

-Réduction drastique de « l’intensité carbone » (CO2 rejeté par la production d’énergie)

 

C’est-à-dire qu’il y a besoin de moins en moins de CO2 pour chaque point de PIB (grâce à des améliorations techniques, économies d’énergies, …) mais comme le PIB augmente bien plus vite que ces amélioration, globalement on pollue plus qu’avant.

Actuellement, ces améliorations techniques sont insuffisantes car :

-gros freins sur les améliorations d’efficacité possibles,

le volume de la production et des échanges toujours croissants contrebalance. Le PIB augmente bien plus vite que la diminution de la pollution par point de PIB.

 

Ex : Progrès technologiques. Les voitures polluent beaucoup moins individuellement qu’avant mais comme il y a beaucoup plus de voitures, les voitures dans leur ensemble polluent beaucoup plus qu’avant.

 

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Pour répondre au problème du réchauffement climatique et à de nombreux problèmes environnementaux il faudrait donc soit décroitre ou à minima croitre moins vite (ce qui dans le cadre du capitalisme créé des crises, stagnation, récession, … qui sont payés par les classes populaires)  ou surtout croitre différemment, ce que ne permet pas le productivisme.

 

Contrairement au mythe qu’on entend fréquemment le capitalisme ne permet pas le développement libre de toutes les innovations technologies possibles et bride dans de nombreux domaines l’imagination et l’inventivité débordante de l’esprit humain. En développant uniquement ce qui est rentable et pas uniquement ce qui est utile, on se prive d’énormément de recherche et de développement. Les crédits sont orientés avec des objectifs purement économiques et des brevets entravent le développement de la recherche et du développement. Que ce soit dans le domaine de la santé ou des énergies renouvelable, de nombreuses innovations ne se développe pas ou avec beaucoup de retard. C’est ce qui faisait dire à Marx que dans une société communiste les forces productives seraient enfin libérées et pourraient se développer de manière illimité. Comme nous le verrons ci-dessous nous rajouterons qu’il faudra qu’elles se développent en respectant les limites naturelles que nous impose la planète et en faisant des choix politiques sur les technologies développées. Il s’agit en effet de comprendre et de prendre en compte le fait que les technologies ne sont pas neutres, les ressources limités et certains matériaux ou substances nocif pour l’homme et la nature, et que certaines seront favorisées par rapport à d’autres, et qu’il ne suffira pas d’être dans un système communiste pour régler tous les problèmes posés le nucléaire, les gaz à effet de serre, l’amiante, les nitrates, …. Les énergies renouvelables (éolien, solaire, …) seraient ainsi choisi face au nucléaire au gaz et pétrole.

 

C’est la différence entre la décroissance et l’éco-socialisme qui veut faire croitre certains secteurs et en faire décroitre d’autres. En effet son objectif est de planifier la production pour le bien-être social en prenant en compte les contraintes écologiques via la rationalisation de la production et la reconversion des énergies du passé pour prendre en compte dans la production les limites que nous impose la planète. Cela impliquera la croissance de certains secteurs utiles et développement l’immense majorité des pays du monde (santé, transports commun, éducation, culture, électrification, eau potable, agriculture…) et fera décroitre certains secteurs néfastes écologiquement (transport individuel, emballages, …) et supprimera certains (publicité, armement, …). Cela aboutira à une croissance peut être moins grande mais surtout très différente, sans pouvoir prédire à priori si le résultat final sera de la croissance ou une décroissance du PIB dans un premier temps. Les indicateurs comme le PIB ne seront d’ailleurs plus forcément pertinent. Mais tous les chiffres nous font dire que la croissance matérielle devra être moins grande (voir décroitre) dans de nombreux secteurs.

 

Par ailleurs au-delà du débat sur la décroissance il faut et il est possible au moins d’économiser de l’énergie (sans rien perdre), c’est possible et on peut le faire en quantité non négligeable. Il existe un scenario « Negawatt » réalisé par des chercheurs sur lequel se base le NPA pour sortir du nucléaire qui permettrait d’économiser en France un quart de l’énergie qu’on dépense acutellement. (On ferait des économies principalement sur : chauffage (moins d’ellectrique), pertes en ligne, norme des appareils électriques (diodes, …), éclairage public et domestique (lampes basse consomation, …), industrie et commerce (interdire panneaux publicitaires lumineux, …).

Pour ne parler que de l’aspect énergétique, on pourrait éviter 1/4 des émissions de CO2 (AIEA) (sans remettre en cause la propriété privée des moyens de production)

 

Consumérisme

découle du productivisme. Nous devons faire une critique de la société de consommation.

On est dans une société consumériste car le capitalisme est productiviste. La société de consommation n’est pas par essence humaine. Le fétichisme des marchandises est créé par le capitalisme. Les objets se présentent naturellement à nos yeux comme des marchandises ayant une valeur en soit, intrinsèque, naturelle alors que leur valeur provient du travail (valeur de la force de travail). La valeur de la force de travail est cachée par le système capitaliste qui met en avant uniquement la consommation. La population aujourd’hui consommatrice, n’as pas du tout l’impression d’être aussi productrice.
On produit pour la valeur d’échange (argent) et non plus pour la valeur d’usage (utilité d’une marchandise). Le système incite à consommer (pub, …) et créé des besoins artificiels. On en vient à aimer consommer pour acheter, et se réaliser à travers ça. Effet pervers car les classes populaires cherchent à consommer et n’ont pas les moyen de consommer tout ce que le système leur fait miroiter.

 

Le temps hors travail n’est pas réellement et entièrement « libre » mais déterminé par le système dans l’objectif de consommer. Travailler toujours plus pour ceux qui ont un travail et toujours plus de chômage. Le capitalisme engendre dépossession, consumérisme. Le socialisme permettrait une vision globale de ce que coûtent les richesses, en termes écologiques, mais aussi en termes de travail ! « produire telle quantité ou travailler moins et profiter d’un meilleur environnement » ?

 

Des fausses solutions

 

  • 1. Solution via des mécanismes de marché. Régulation.

 

Mécanismes de marché. Taxe Carbonne and co. Idée qu’en libéralisant tout et en monétarisés tout, tout ira mieux.

 

Problèmes :

Ne différencie pas les besoins utiles des besoins inutiles, souvent tout est taxé pareil, que l’énergie serve à alimenter un hôpital ou un panneau publicitaire…

prix insuffisant : Un prix 10 fois supérieur serait nécessaire pour que le système ait un effet. Pas de volonté politique. Si jamais des taxes si fortes étaient mises en place cela serait un frein pour l’économie (capitaliste) du pays, ce qui explique que les politiques ne veulent pas et ne peuvent pas le faire

effet anti social : ex de l’éco-taxe, des taxes carbone, augmente le budget essence des pauvres de manières significatives alors que c’est insignifiants pour les riches qui peuvent se permettre de continuer de polluer.

 

A la limité c’est mieux de réguler, d’interdire et légiférer plutôt que de créer un marcher ou les riches peuvent racheter aux pauvres un droit de polluer au niveau des pays, mais aussi des individus du coup ou les riches pourront se payer les choses polluantes et pas les pauvres.

 

  • 2. Mesure de régulation plutôt que des mécanismes de marché.

i.e. mettre des règles et des interdictions, plutôt que penser que ça va se régler via des taxes et le marché qui permettrait un certain équilibre écologique en monétarisant toute les ressources planète (eux, air, CO2, …) (Problème de la couche d’Ozone résolu comme ça, les gouvernements on réguler en interdisant uniquement car solution alternative était déjà trouvé et ça ne mettait pas trop en péril des entreprises et le profit).

 

(Années 90, triomphe capitalisme après restaurations à l’Est, en Chine… Ex  1997, l’AMI (Accord Multilatéral sur l’Investissement) prévoyait entre autre que les multinationales puissent se faire indemniser par les États en cas de lois sur l’environnement « contraignantes » (nuisant aux profits). Repoussé par mobilisations.)

 

Va dans le bon sens à l’intérieur du système capitaliste d’un point de vue écologiste :

-inflexion dans la loi de la valeur, comme payer pour le travail,

-mais pourra pas aller jusqu’au bout, sous peine d’une crise du système si on l’entrave trop, et

-cela ne permet pas de régler le problème du productivisme, on ne va pas interdire de produire trop les choses inutiles, au mieux on interdit ce qui est nocif directement

-pas forcément positif d’un point de vue social car le coût ne sera pas forcement supporté par le capital. Surtout nous on a une autre solution bien meilleure.

 

  • 3. Relance de la croissance (verte), développement durable, capitalisme vert

 

(On va en parler dans le panorama

Et fondamentalement, « relance de la croissance » comme horizon : développement durable, croissance verte…)

Pas juste une idéologie qui est dure à abandonner, mais parce que dans le capitalisme, pas de croissance = crise économique, donc sociale et politique. Donc ceux qui ne sont pas révolutionnaires prétendent concilier capitalisme et l’environnement ou le social.

Mélenchon : « planification écologique » ambigu. Au fond, toujours de la relance, parce que pas anticapitaliste. Mais intervention de l’Etat, « pole public » de l’énergie… pour pousser les K à investir… mais gentiment.
Pdt campagne disait aux Echos « les investisseurs n’ont pas à avoir peur de mon programme »

Sans lutte de classe jusqu’à l’expropriation des « investisseurs », pas de planification.

à compléter

 

 

  • Projets et stratégies.

 

 

  • 1. Panorama des différents courants se réclamant de l’écologie

 

Panorama de l’écologie en politique partial et à la hache:

-Capitalisme vert : Essaient de répondre aux problèmes écologiques via des mécanismes de marché. En monétisant la nature. Le capitalisme vert cherche des marchés qui seraient à la fois rentable économique et plus ou moins « écolo ». Ces courants la comptent aussi souvent beaucoup sur le progrès technologique pour essayer de se sortir d’affaire.

-Ecologisme ou écologie politique traditionnelle : Ne se prononce pas sur la sortie du capitalisme et tentent de trouver des solutions au sein de ce système mais n’est pas favorable aux solutions de marché mais plutôt à la réglementation. Essaie souvent de concilier social et environnemental en prônant un « développement durable », « croissante verte »  et en prônant ainsi des politiques de relance et d’investissement qui ne répondent ni à la crise des capitalistes (cf topo marxisme), ni aux problèmes écologiques généré par le productivisme et la course aux profits. Inconséquent politiquement.

Ex : les verts (EELV), Mélenchon se range dans cette catégorie (il a un programme Keynésien de relance économique) même s’il a popularisé le terme éco-socialiste qui (au-delà des débats internes sur le terme) était adopté et mis en avant bien avant par le NPA et co-inventé par des gens comme Michael Lowy qui est au NPA. L’éco-socialisme de Mélenchon n’est pas celui définit initialement même si il parle de planification. On ne peut pas planifier sans exproprier les capitalistes…

-Eco socialisme/ socialisme / communisme : on va en parler plus longuement.

-Décroissance : pas un vraiment un projet de société global, mais la volonté de décroitre de manière absolue la consommation. S’accompagne aussi d’une réflexion sur le fait de consommer et produire localement et sur le concept d’autosuffisance. Mouvement très diversifié et pas homogène, certains avec qui on peut s’entendre, qui posent de bonnes questions et ont parfois de bonnes réponses. Certains décroissant prônent le « retour à la bougie » existent aussi. En tout cas ils posent une vrai question qui celle de la production matérielle qu’il faudra surement diminuer, au moins dans certains secteurs, si on veut créer quelque chose de durable et vivable. La plupart du temps n’aborde pas de front les questions stratégiques hormis le fait d’expérimenter et d’essayer de changer son mode de vie et de consommation dès maintenant.

-Ecologie profonde :

Wiki : « L’écologie profonde est une philosophie écologiste contemporaine qui se caractérise par la défense de la valeur intrinsèque des êtres vivants, c’est-à-dire une valeur indépendante de leur utilité pour les êtres humains.

Elle attribue plus de valeur aux espèces et aux différents écosystèmes que ne le font les mouvements écologiques classiques, ce qui entraîne le développement d’une éthique environnementale. Tandis que l’écologie classique, bien que développant de nouvelles alternatives, pose toujours la satisfaction des besoins humains comme finalité (anthropocentrisme) et attribue au reste du vivant le statut de « ressource », l’écologie profonde ré-inscrit les finalités humaines dans une perspective plus large, celle du vivant (biocentrisme) afin de prendre en compte les besoins de l’ensemble de la biosphère, notamment des espèces avec lesquelles la lignée humaine coévolue depuis des milliers d’années. »

-Ecologie anarchiste : à faire

-Eco féminisme : à faire

Pour résumer, Patrick Troude-Chastenet donne une liste des principaux thèmes développés au sein de la nébuleuse écologiste : Wiki

« la critique de l’État et de la bureaucratie technicienne ; une préférence pour la démocratie directe ou du moins pour la démocratie participative allant de pair avec la défense de l’échelon local ou régional face au centralisme jacobin ; la volonté de substituer à l’État-Nation un cadre fédéral, l’internationalisme, la défense des concepts d’autogestion et d’autonomie sur le plan économique et politique ; une critique des partis traditionnels allant jusqu’au refus du clivage central (le “ni droite ni gauche” d’Antoine Waechter) ; une critique du productivisme, de la société industrielle, de l’organisation capitaliste du travail et plus généralement une critique de la primauté de la logique économique dans les sociétés modernes ; une critique du “progrès” à partir de l’idée selon laquelle l’expansion de la science et de la technique ne signifie pas automatiquement progrès de la Raison et progrès de l’homme ; une critique de la consommation pouvant aller jusqu’à l’éloge de la frugalité et d’un certain ascétisme, et enfin, bien sûr, une défense de l’environnement passant par un souci de protection/conservation de la Nature…»

 

  • 2. Marxisme et écologie

 

« Marx écologiste » John Bellamy Foster. Communisme réel et écologie. Ecosocialisme = communisme et écologie ?

 

Mise à jour, actualisation (« aggiornamento ») de notre projet socialiste classique :

Tanuro:  « La technologie. Lénine disait que « le socialisme c’est les soviets plus l’électricité ». Il est clair aujourd’hui que cette définition est insuffisante. Comment l’électricité sera-t-elle produite ? Par le charbon, le pétrole, le gaz naturel, l’énergie nucléaire ? Un socialisme digne de ce nom exige une électricité produite uniquement par des sources d’énergie renouvelables et utilisée avec le maximum d’efficience. En d’autres termes, la « crise écologique » nous amène à conclure que les technologies ne sont pas neutres; »

« Les limites. Engels exaltait le « développement illimité des forces productives » qui deviendrait possible, selon lui, une fois l’humanité débarrassée des « entraves capitalistes ». On peut débattre de l’interprétation exacte de cette phrase, de l’importance qu’Engels donnait aux forces productives non matérielles telles que la connaissance, etc. Mais une chose est claire : le projet socialiste est encombré de ce que Daniel Bensaid appelait des « scories productivistes ». Eliminons-les. Nous luttons pour un socialisme qui respecte les limites des ressources, les rythmes et les modes de fonctionnement des écosystèmes ainsi que des grands cycles naturels. Un socialisme qui applique le principe de précaution et renonce à la « domination de la nature »; »

– La décentralisation. Marx avait dit de la Commune de Paris qu’elle était « la forme politique enfin trouvée de l’émancipation du travail ». Sur base de cette expérience révolutionnaire, il abandonna des conceptions plus centralisatrices, se prononça pour une fédération de communes comme alternative à l’Etat et se mit à étudier les formes communales des sociétés précapitalistes. Une réelle démocratie des producteurs associés n’est en effet pas envisageable sans la destruction de l’Etat et son remplacement par une fédération de structures d’auto-organisation décentralisées, qui se coordonnent. La transition énergétique nécessaire nous encourage à opter de façon beaucoup plus hardie pour cette conception, car les renouvelables impliquent une décentralisation poussée, qui facilité la gestion par les communautés ou sous leur contrôle. Nous pouvons donc compléter la formule de Marx : « la commune est la forme politique enfin trouvée de l’émancipation du travail et de la soutenabilité écologique » (dans le vrai sens du terme).

 

 

  • 3. (Eco)socialisme. Programme. Revendications.

 

L’éco-(socialisme) (débat sur le terme) permettrait de planifier la production en fonction des besoins réels de la population et produirait pour la valeur d’usage et non plus la valeur d’échange. Cette planification serait rendu possible par la socialisation des moyens de production et la fin de la logique de concurrence et de profit. Cela passerait inévitablement pas une démocratie directe (les soviet) et une relocalisation de la production, permise par la mise sous contrôle des moyens de production par les travailleurs. Pour résumer cette relocalisation de la production permettrait ainsi :

-de répondre à de nombreuses contraintes imposées par l’écologie

mais aussi une véritable démocratie et l’autogestion des travailleurs de leurs usines, …

Mais il ne s’agit pas non plus d’avoir une conception fédéraliste, ce n’est pas incompatible avec le fait de devoir planifier certaines choses à une plus grande échèle.

 

Tanuro ITW Contretemps « Le productivisme au cœur du capitalisme »

« Un écosocialiste se différencie d’un écologiste en ceci qu’il analyse la « crise écologique » non comme une crise du rapport entre l’humanité en général et la nature mais comme une crise du rapport entre un mode de production historiquement déterminé et son environnement, donc en dernière instance comme une manifestation de la crise du mode de production lui-même. Autrement dit, pour un écosocialiste, la crise écologique est en fait une manifestation de la crise du capitalisme (en n’oubliant pas la crise spécifique des sociétés dites « socialistes » qui ont singé le productivisme capitaliste). Il en résulte que, dans son combat pour l’environnement, un écosocialiste proposera toujours des revendications qui font le lien avec la question sociale, avec la lutte des exploités et des opprimés pour une redistribution des richesses, pour l’emploi, etc. Par ailleurs, l’écosocialiste se différencie du socialiste «de base», comme vous dites, en ceci que, pour lui, le seul anticapitalisme qui vaille désormais est celui qui prend en compte les limites naturelles ainsi que les contraintes de fonctionnement des écosystèmes. Cela a de nombreuses implications : rupture avec le productivisme et le consumérisme, bien sûr, dans la perspective d’une société où, les besoins de base étant satisfaits, le temps libre et les relations sociales constituent la véritable richesse. Mais aussi  contestation des technologies ainsi que des productions nuisibles, couplée à l’exigence de reconversion des travailleurs. La décentralisation maximale de la production et de la distribution, dans le cadre d’une économie démocratiquement planifiée, est une autre insistance des écosocialistes. […]Contrairement au « socialiste de base », et même si c’est difficile, l’écosocialiste, parce qu’il est conscient de l’urgence, tâche d’introduire toutes ces questions dans les luttes des exploités et des opprimés, plutôt que de les renvoyer aux lendemains qui chantent. »

 

Tout comme selon Marx il faut casse l’appareil d’état pour en reconstruire un, il faut aussi casser ou du moins transformer radicalement l’appareil productif qui nous sera légué par le capitalisme. Notamment la question énergétique, l’agriculture, les modes de transport. De même changer le modèle de consommation, le pouvoir. Changement plus profond qu’une simple collectivisation des moyens de production, changement de modèle de civilisation.

 

Quelles revendications immédiates, d’urgence et/ou transitoire ? Certain semble des mesures immédiates mais sont en fait des mesures transitoire, comme l’interdiction de la publicité.

Revendications écolo :

  • Baisse du temps de travail
  • Critique de la société de consommation aliénante
  • On arrête des secteurs entiers : Publicité, les traders, mutuelles privées…
  • Gammes de produits : on arrête de produire les plus polluants/énergivores (absurde étiquette énergie)
  • Produits conçus pour durer, service public de la réparation, des consignes
  • Rapprocher usines et voix ferrées pour limiter des transports, recréer certaines usines pour éviter des cargos qui traversent les océans…
    Relocalisation partielle, rien à avoir avec nationalisme :
    -Sites délocalisés d’une multinationale française à réorienter en priorité vers besoins locaux
  • Transports de personnes :
    -moyens pour transports en commun (auj bcp de zones industrielles peu desservies)
    -grand réseau de logements socialisés pour pouvoir habiter facilement près des lieux de travail
  • Chauffage :
    – isolation des bâtiments
    – chauffage urbain
    – solaire thermique
  • Après, forte réduction des besoins en énergie
    Energies renouvelables :
    Solaire thermique / photovoltaïque, géothermie, éolien, hydraulique, biomasse…
  • On partage toute bonne solution au niveau mondial, plus de brevets à défendre…

 

 

  • 4. Stratégie. Production vs consommation. Lutte de classe vs contagion culturelle. Hégémonie. Pouvoir.

 

« Ecologisme et écologie politique traditionnelle (écologisme)» :

 

Le socialisme s’en prend aux rapports de production, l’écologisme aux rapports de consommation si l’on peut dire pour simplifier.

Le débat sous-jacent qu’il y a en permanence c’est de savoir si on va plutôt changer les choses en intervenant dans la sphère du travail ou la sphère de la consommation. Réalisation de la valeur vs production de la valeur. « Grève générale insurrectionnelle » versus « Stratégie de la contagion culturelle »

En bon Marxiste nous pensons qu’il s’agit d’influer sur la sphère du travail. Le capitalisme est un rapport social dont le cœur se situe dans la production (exploitation, production de valeur d’échange, …) et non dans la consommation même si elle a son rôle et qu’on doit critiquer la société de consommation. De plus contrairement au travail la consommation est quelque chose d’individuel, qu’on fait souvent seul, qui permet moins « d’empowerment », contrairement au travail qui est un lieu social et surtout un lieu de rapport de force beaucoup plus important, où l’on peut se sentir plus fort grâce à la force collective permise pas  l’auto-organisation. C’est la grève et la reprise en main des outils de production qui nous permettent de poser la question du pouvoir. Même si par miracle un mouvement de consommation très fort émergeait il ne pourrait se contenter que de déstabiliser le capitalisme mais ne serait pas suffisant pour proposer une alternative et reprendre le contrôle pour imposer durablement d’autres rapports sociaux et environnementaux.

Contrairement à ce que dit John Holloway il n’est pas possible  « changer le monde sans prendre le pouvoir ». On ne peut se contenter de faire un pas de côté, on ne changera pas le monde et on ne résoudra pas la crise uniquement par une politique sur la consommation même si on ne doit pas délaisser ces aspects et qu’il est urgent, ici et maintenant de critiquer la société de consommation, d’expérimenter et de développer un contre modèle écologique et social.

Un parti révolutionnaire doit prendre ne décidera pas du début de la révolution mais doit être capable grâce à son expérience accumulé depuis des années d’apporter des réponses aux questions que se poseront les travailleurs dans une expérience de prise du pouvoir et être capable dans la durée du processus révolutionnaire de proposer des politiques à mettre en œuvre. Un parti n’est pas utile uniquement pour la préparation et le jour 1 de la révolution avec la prise du pouvoir mais aussi pour tout le processus qui s’engagera. Les questions écologiques et environnementales ne manqueront pas de se poser, et c’est pour cela que nous devons dès maintenant les prendre en charge en développant ces questions dans les luttes, en faisant le lien avec l’anticapitalisme, les questions de stratégie, et en y apportant des réponses programmatiques.

 

Ce sont ces questions tactiques et stratégiques qui nous font déduire la centralité de la classe ouvrière et nous font nous battre pour son hégémonie, c’est-à-dire le fait qu’elle prenne en charge l’ensemble des revendications, en particuliers écolo, de la société et de la population.

 

Soutenir les ZAD, les luttes de peuples indigènes, de femmes en Amérique du sud, …

Difficulté relier questions économiques/sociales et environnementale. Seul l’anticapitalisme est en mesure de le faire et est une perspective ou on aurait pas à choisir. Revendications liant les deux : diminution du temps de travail, gratuité transports, …

Il ne faut pas attendre le lendemain de la révolution pour s’intéresser à cette question !

 

N’implique pas de ne pas soutenir les luttes écolo. Parralèle avec le féminisme, convergence des luttes, expérimentation du mode de vie de demain, des rapports différents.

Question des ZAD : on doit soutenir même si on ne croit pas aux théories des taches d’huiles

Classe ouvrière doit concquéir une hégémonie, tout comme elle doit s’emparer des questions féministe elle doit s’emparer des questions écolo, … Qui ne sont pas secondaire pour notre projet de société quand bien même elles ne seraient pas centrale pour la question stratégique de la prise du pouvoir

Questions contradiction entre questions économiques et écolo.

Eco féminisme

 

  • Débat autour de la stratégie. Contagion culturelle versus hégémonie de la classe ouvrière

La consommation est-elle un rapport social (Flippo)  (la théorie Marxiste définit la consommation comme un rapport social)

Fabrice Flippo critique Tanuro: « Cela lui aurait évité de reprendre sans la discuter cette idée reçue toute libérale selon laquelle le rapport de l’individu à la consommation est individuel, qu’il n’est pas un rapport social, « et donc » que les écologistes en appellent avant tout à une conversion et à une éthique individuelle de la modération. L’erreur est de penser que le moment de la production et de l’exploitation du travail est le seul et unique rapport au capitalisme ou au productivisme, on laissera ici planer le flou quant à la terminologie qui serait la meilleure. Tanuro qui n’a pas rendu compte de cela ne peut que conclure à l’erreur et à l’inefficacité de l’idée d’une « contagion culturelle ».

Tanuro: «Je terminerai par la stratégie. Il est clair que l’humanité ne pourra sortir de l’impasse où le capitalisme l’a entraînée que par des moyens révolutionnaires. Il est clair aussi que la lutte anticapitaliste à mener implique forcément un rôle central de la classe ouvrière (c’est-à-dire de toutes celles et ceux dont l’existence dépend de l’exploitation directe ou indirecte de leur force de travail par le capitalisme dans la production, dans les services ou dans la reproduction de la force de travail).

Mais la révolution, ce n’est pas deux armées bien délimitées – la classe ouvrière et la bourgeoisie – qui se mettent face à face sur un champ de bataille. Toute situation révolutionnaire est le produit d’une crise de la société tout entière, d’un bouillonnement confus d’initiatives des classes, mais aussi des fractions de classes, des couches sociales, etc. Au sein de ce bouillonnement, la classe ouvrière doit conquérir une hégémonie en montrant en pratique que son programme apporte des réponses aux problèmes et aux aspirations de tous les exploités et de tous les opprimés. »

 

  • Parenthèse sur la notion d’hégémonie

Question de l’hégémonie. (wiki) C’est par ailleurs un concept forgé par le philosophe marxiste Antonio Gramsci, pour désigner la domination idéologique d’une classe sur une autre.

Épicycle de la pensée marxiste qui pallie l’absence de la révolution prévue par Marx et le renforcement des institutions capitalistes : la bourgeoisie domine par la force mais aussi par le consentement, notamment par son hégémonie culturelle qui fait que le prolétariat adopte les intérêts de la bourgeoisie. L’Église catholique illustre par exemple cette hégémonie. La domination est du consentement cuirassé de coercition. Ainsi elle n’est pas pure violence ou pure domination culturelle mais bien l’articulation des deux niveaux.

(Exemple : volonté de s’en sortir et de devenir petit patron, auto entrepreneur : adhésions aux valeurs du capitalisme, contrainte par le fait que c’est le seul moyen de s’en sortir individuellement dans cette société capitaliste)

L’hégémonie culturelle est un concept qui décrit la domination culturelle d’un groupe ou d’une classe et le rôle que les pratiques quotidiennes et les croyances collectives jouent dans l’établissement des systèmes de domination.

L’analyse de l’hégémonie culturelle a été d’abord formulée par Antonio Gramsci pour expliquer pourquoi les révolutions communistes prédites par Marx dans les pays industrialisés ne s’étaient pas produites. …

En termes marxistes, le changement d’infrastructures économiques impliquait un bouleversement de la superstructure culturelle et politique. … Gramsci pensait que l’échec des travailleurs à faire la révolution socialiste était dû à l’emprise de la culture hégémonique bourgeoise sur l’idéologie et les organisations des travailleurs.

En d’autres termes, les représentations culturelles de la classe dirigeante, c’est-à-dire l’idéologie dominante, avaient déteint plus que Marx n’aurait pu le penser sur les masses de travailleurs. Dans les sociétés industrielles « avancées », des outils culturels hégémoniques tels que l’école obligatoire, les médias de masse et la culture populaire avaient inculqué une « fausse conscience » aux travailleurs. Au lieu de faire en sorte qu’advienne une révolution qui servirait vraiment leurs besoins collectifs (selon les marxistes), les travailleurs des sociétés « avancées » cédaient aux sirènes du nationalisme, du consumérisme et de l’ascension sociale, embrassant un ethos individualiste de compétition et de réussite personnelle ou encore se rangeant derrière les chefs religieux bourgeois.

 

Dans les termes de Gramsci, la crise organique c’est le moment où la combinaison Etat-société civile, ou coercition-consentement, se grippe.

 

« Si la classe dominante a perdu le consentement, c’est-à-dire qu’elle n’est plus « dirigeante », mais uniquement « dominante », et seulement détentrice d’une pure force de coercition, cela signifie précisément que les grandes masses se sont détachées des idéologies traditionnelles, qu’elles ne croient plus à ce en quoi elles croyaient auparavant. La crise consiste justement dans le fait que l’ancien meurt et que le nouveau ne peut pas naître : pendant cet interrègne on observe les phénomènes morbides les plus variés  » (Gramsci Cahiers de prison, Paris, Gallimard, 1996, Cahier 3, § 34, p. 282-283).

 

 

  • 5. Articuler lutte de classe et lutte écolo. Interventions écologiste des révolutionnaires.

 

Difficulté relier questions économiques/sociales et environnementale. Seul l’anticapitalisme est en mesure de le faire et est une perspective ou on aurait pas à choisir. Revendications liant les deux : diminution du temps de travail, gratuité transports, …

 

Luttes contre les incinérateurs (plus en ce moment mais fréquent) :
– risques santé pour locaux
– mais plus largement pas légitime d’incinérer déchets (30% en Fr), les diminuer radicalement et les recycler

Lutte contre NDDL, pas aéroports

Luttes anti-nucléaire :
– ex à Bure ds l’Est, enfouissement de déchets nucléaires sous terre
– nous sommes pr sortir du nucléaire en 10 ans maxi, mais il faut sortir du capitalisme pr ça

-luttes en Amérique latine. Ecoféminisme

Chine, 2004, 51 000 conflits liés à dégradation de l’environnement, par ex des dizaines de « villages du cancer » où des usines chimiques rejettent massivement et impunément leurs produits, 90% des villes ont leurs nappes d’eau polluées…
Zhou Shenxian, ministre de l’environnement, disait « l’environnement est devenu une question sociale qui stimule les contradictions sociales ».

Donnons-lui raison !

Ne pas attendre la révolution pour s’intérésser à l’écologie!

 

 

 

 


Sources :

Topo Julien Varlin 3 jours pour changer le monde 2014

Topo Daniel Tanuro RIJ – Contre temps

L’impossible Capitalisme Vert Daniel Tanuro

Réponse de Flipo dans Contre temps

Ecosocialisme Michael Lowy

Pour sauver la planète sortez du capitalisme Hervé Kempf

-La nature est un champ de bataille Razmig Keucheyan; Interview dans Bastamag

 

 

https://www.bastamag.net/90-entreprises-sont-responsables

https://www.theguardian.com/environment/interactive/2013/nov/20/which-fossil-fuel-companies-responsible-climate-change-interactive

 

 

 

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